Georges St-Pierre, véritable icône vivante de l'UFC, est souvent considéré comme l'un des meilleurs combattants de tous les temps. L'ancien champion des poids mi-moyens a réussi l'exploit de défendre son titre à dix reprises consécutives, un exploit qui témoigne de sa domination dans l'octogone. Cependant, la carrière de "GSP" n'a pas été exempte de défaites marquantes. Deux combattants seulement ont réussi à le vaincre : Matt Hughes et Matt Serra. C'est cette dernière défaite, subie lors de sa première défense de titre, qui semble avoir laissé une empreinte profonde dans la psyché du Canadien.
Goerge St-Pierre sur Matt Serra : « Tu me hantais »
Invité sur le podcast YouTube de Matt Serra, Georges St-Pierre a récemment partagé une anecdote fascinante liée à sa défaite contre celui-ci. Après avoir été surpris et battu par Serra lors de l'UFC 69, GSP a entrepris un travail avec un psychologue sportif pour surmonter cet échec. L’approche proposée par son thérapeute était à la fois symbolique et physique :
« Je voulais revenir et effacer cette erreur, alors le psychologue du sport m’a dit : “Georges, tu portes beaucoup de briques.” Il a donc écrit ton nom [celui de Matt Serra] sur une brique et m’a fait la transporter dans mon sac d’entraînement. J’ai porté cette brique pendant des semaines et des semaines. Ça devenait lourd, surtout quand je montais les escaliers du Tristar Gym avec mon sac déjà chargé. Je me disais : “C’est ridicule.” »
Un an et douze jours après sa défaite, Georges St-Pierre a eu l’occasion de prendre sa revanche lors de l’UFC 83. Lors de ce combat, il a dominé Serra et l’a arrêté au deuxième round avec un coup de genou précis au corps qui marqua son retour au sommet.
Le traumatisme Matt Serra
Malgré cette victoire, l’exercice symbolique de la brique était loin d’être terminé pour GSP. Il raconte : « J’ai fini par appeler mon psychologue en disant : “Je peux me débarrasser de la brique ? C’est ridicule.” Il m’a répondu : “Non.” Alors j’ai continué à la porter et j’étais épuisé. J’ai insisté : “Je suis vraiment fatigué maintenant, je peux m’en débarrasser ?” Et il a enfin dit : “Oui.”». Ce jour-là, Georges St-Pierre s’est rendu près d’une rivière, a pris la brique symbolique et l’a jetée dans l’eau. « Ça peut sembler étrange, mais cet acte a eu un effet psychologique puissant sur moi. J’ai ressenti un véritable soulagement. »