En marge de l'annonce de sa présence à l'UFC 315 le 10 mai prochain, où il affrontera l'Espagnol Joel Alvarez, Benoit Saint-Denis a donné une interview à RMC. Un entretien durant lequel il est longuement revenu sur la déconvenue qu'il a connu face à Renato Moicano au dernier UFC Paris, admettant avoir commis des erreurs et tiré de nombreux enseignements.
Benoit Saint-Denis : "maintenant, je n'ai plus le droit de faire ce type d'erreurs"
"Il faut un chef d'orchestre. Et ce chef d'orchestre, ce combattant ne peut pas l'être. C'est une grosse erreur que j'ai commise et que j'ai apprise au cours du premier round avec Moicano". C'est un Benoit Saint-Denis lucide et ayant fait son auto-critique qui s'est présenté au micro du RMC Fighter Club ce mardi 1er avril.
Conscient d'être passé à côté de l'évènement, le Tricolore a avoué avoir commis plusieurs erreurs dans sa manière d'aborder son premier main-event à l'UFC, notamment le fait de ne pas avoir pris de coach principal après sa séparation avec Daniel Woirin : "C'est des leçons qu'on apprend normalement beaucoup plus tôt en carrière. Mais je suis très jeune dans ma carrière. Je fais des erreurs. Maintenant, je n'ai plus le droit de faire ce type d'erreurs. Tu as le droit de faire des erreurs dans un combat, mais pas des erreurs de cette envergure là. La charge mentale que je m'étais mise, à tout gérer, ce n'était pas possible. Ce qui fait que je n'étais pas dedans lors du premier round".
Des ajustements à trouver selon l'adversaire
Désormais dirigé par Nicolas Ott, Benoit Saint-Denis a son nouveau coach principal. Un entraineur avec qui il travaille de pair depuis quelques mois, dans l'optique de se relancer et de reprendre sa marche en avant : "L'école à laquelle j'ai été formé précédemment, c'est l'école chute boxe, tu fais un peu de tout, très généraliste, et tu rentres dans la bagarre. Ce qui correspond pas mal à mon style, mais qui demande à ce niveau-là quelques réglages. Les dernières marches, c'est des marches qui sont élevées. Il faut des corrections en fonction de l'adversaire. Il faut connaitre l'adversaire par coeur, et ces petites corrections pour ne pas faire des erreurs qui sont impardonnables."
Ces ajustements, BSD aura l'occasion de les montrer le 10 prochain à l'UFC 315. Opposé à Joel Alvarez, un adversaire qui a trouvé le finish avant la limite sur la totalité de ses 22 victoires en carrière, BSD sait qu'il n'aura pas le droit à l'erreur.